Encore un petit article... parlons musique.
Je voudrais vous (re)-parler d'un artiste que j'adore : Louis.
J'ai découvert en écoutant la radio qui à l'époque passait sa chanson "la vie ne vaut rien", j'ai aimé et acheté le CD.
Et à la première écoute j'ai été super surpris.. une atmosphère peu commune se dégage de cet album "la nuit m'attend".... sensuel et nocturne un vrai délice. Inspiré de... Pigale, niveau ambiance on ne pouvait pas faire plus inspiré. J'ai ensuite acheté son premier album (et oui c'était le 2e celui-ci), plus frais dans l'ambiance et assez sympa (avec des sons un peu retros parfois), j'ai bien aimé aussi.
Enfin au mois de fevrier son nouvel album "les enfants du siecle" est sorti.... pareil, surpris par l'athmosphère à la première écoute.... plus sombre encore.... Avec une chanson que j'adore :
"Alcool"
Allons repeindre la nuit
Allons nous perdre dans les étoiles
Moi aussi j’en meurs d’envie
De terres lointaines, d’idéal
Et sur des chemins de rose
Avant que tout n’explose
Perdre le lien aux choses
Peu importe les causes
Je t’en pris attend moi
Je n’entends plus que toi
J’en tremble d’avance
De sentir à mes lèvres
Dans l’impatience
Donner corps à mes rêves
Dans la chaleur de l’alcool
Allons décrocher la lune
Allons tutoyer nos chimères
Plonger dans les lagunes
Dériver dans les airs
Je t’en pris attend moi
Je n’entends plus que toi
J’en tremble d’avance
De sentir à mes lèvres
Dans l’impatience
Donner corps à mes rêves
Dans la chaleur de l’alcool
Sur des chemins de rose
Avant que tout n’explose
Perdre le lien aux choses
Peu importe les causes
Je t’en pris attend moi
Je n’attends plus que toi
J’en tremble d’avance
De sentir à mes lèvres
Dans l’impatience
Donner corps à mes rêves
Je t’en pris apprend moi
Je ne veux plus que toi
Allons en silence
Là où s’en vont les rêves
Là où le sens,
Où la raison s’achève
Dans la chaleur de l’alcool.
Je ne peux pas vous faire écouter mais.... bon la musique douce complète les paroles.... Magnifique .
Voilà une crtiique du site http://www.le-hiboo.com/chronique-cd/louis-les-enfants-du-siecle/
Plus que jamais épris de sons électro et de textes narrant la
décadence de notre ère, Louis sort son troisième album. Ouverture
céleste dès Ailleurs c’est ici, Louis gravite au
dessus de nous par sa voix grave et sifflante. S’ensuivent des
descriptions nocturnes, dans une ambiance nébuleuse (Calcutta), souvent orientées sur la mort à
l’américaine folklorique / griller vivant sur une chaise électrique /
ou suivre la mode occidentale / à petit feu seul sur un lit d’hôpital (Mourir à Venise) ou la passion (Sirocco). Nostalgique peut-être, Louis réarrange deux titres de son premier album, et leur confère une jeunesse; Club Dancing devient plus disco, alors que Mon Bel assassin - raccourci- perd de ses sonorités électro.
La pochette - portrait du chanteur - , qui rappelle fortement des
esquisses de Rimbaud, n’est pas le seul lien avec Louis. En effet les
thèmes de cet album s’orientent vers des textes mélancoliquement noirs
et passionnels, comme le fit le jeune poète à son époque. L’artiste
pousse la ressemblance plus loin, en posant une musique sur Le mal; titre crescendo, sussuré d’un souffle. De même que les deux reconnaissent le caractère onirique de l’alcool (j’en tremble d’avance … te sentir à mes lèvres / dans l’impatience … donner corps à mes rêves).
Qu’il s’agisse de jalousie, de passion (en sautant du 8è étage),
de possession, l’amour dénonce toujours des excès; pourtant c’est ainsi
qu’on le vit le mieux. Ces sentiments désordonnés et forts, ainsi que
tout ceux qu’inspirent cet album se retrouvent dans l’ultime chanson
-parlée par un ami- (Monologue à la maison blanche), traduisant le chaos actuel.
Les enfants du siècle est évidemment un grand
album, signe de la perdition de l’humanité; chacun cherche, se cherche
mais se perd un peu plus à chaque fois. Louis, Rimbaud du XXIè siècle,
est là pour amener de la poésie dans notre déchéance. www.myspace.com/louiscom